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Décès du P. Michel Saint Gérand

14 janvier 2018

Le P. Michel Saint Gérand originaire d'Arfeuilles sur la paroisse est décédé jeudi soir à l'hôpital de Montluçon. Ses obsèques seront célébrées mercredi 17 janvier à 10h en l'église du Sacré-Coeur de Moulins. Voici l'article publié dans Notre-Dame-de-l'Alliance en janvier 2017 où le P. Saint-Gérand revenait sur ses années de service du diocèse.

 

Regard sur la vie des paroisses au terme de 15 années passées au service du diocèse.

Les trois derniers évêques de notre diocèse m’ont fait la confiance d’être associé plus étroitement à leur ministère.
Cette quinzaine d’année a été remplie par un ministère itinérant et riche, fait d’accompagnement de groupes, de personnes et de multiples rencontres.
Parmi celles-ci, les visites pastorales m’ont permis de faire connaissance de toutes les paroisses. Leur rencontre ont été de bons moments de fraternité entre l’équipe épiscopale et les prêtres des paroisses par le partage du ministère des confrères dans leur quotidien et leur cadre de vie. Cette fraternité s’est élargie avec la rencontre des vocations spécifiques que sont les religieuses ou les diacres, et avec les différents types d’équipes de services. La présence de membres de l’économat diocésain a été un plus pour aider à découvrir que l’administration diocésaine est au service des paroisses. Ensemble nous formons l’Eglise diocésaine. Ensemble nous avons à nous aider à progresser pour aller vers une âme commune au service de la mission de l’Eglise diocésaine, solidaires pour la même cause.

Je retiens aussi les rencontres en fin de visite avec les paroissiens « tout venant » qui le souhaitaient pour un temps de dialogue avec notre évêque. Autant de temps riches de partage de foi, de préoccupations, de joie devant ce qui se vit et se réalise dans la discrétion, sans bruit.
J’ai été touché par la place que les chrétiens font à leur foi et par la peine que beaucoup se donnent pour la vie de leurs groupes d’activité ou mouvements, ou la paroisse, tout cela au service de l’annonce de l’Evangile.

Dans ce que j’en ai perçu, ces visites ont contribué à pousser à la mise en place des conseils et équipes d’animation, à mieux situer la place et le rôle de chacun : conseil de pastoral, conseil des affaires économiques, équipes d’animation, équipes relais sur les communes.
Un gros travail a été fait avec la mise en place des règles de procédure comptable pour la certification des comptes. On a progressé dans la rigueur de la gestion et la recherche de ressources.
En lien avec le diocèse, suivre la vie matérielle des paroisses et la recherche de ressources, c’est se donner des moyens pour l’annonce de l’Evangile.

Une dimension à continuer à évangéliser en interne de nos groupes et paroisses et en nous mêmes, la notion de service et de bénévolat. Nul n’est propriétaire d’un pré carré ou gestionnaire d’une chasse gardée d’une part de vie d’Eglise. Il y a nécessité à repartir toujours de la miséricorde du Seigneur pour garder la charité et la bienveillance entre chrétiens et avancer avec un regard « théologal »dans le but à pour suivre.

En un mot de belles choses, de l’attente avec beaucoup de fragilités, de faiblesses et d’inconnu à vivre avec esprit de foi.

J’ai été frappé de la diversité entre les paroisses, et par la différence entre la vie des paroisses urbaines et celle des paroisses des territoires ruraux.
Dans les rencontres avec les élus, nous avons entendu les maires des petites communes exprimer leur souci et leur inquiétude pour l’avenir, leur attente par rapport à l’Eglise pour une démarche de proximité, pour une dynamique de vitalité locale, évoquant comment le bâtiment église pouvait être un plus dans la vie d’une commune.

Un enjeu pour l’avenir : quelle présence de l’Eglise sur le territoire rural ?
Beaucoup de chrétiens d’un deuxième cercle ne réalisent pas bien où nous en sommes rendus dans ce qui fait la vie des paroisses aujourd’hui, et continuent à faire appel à la paroisse et au ministère du prêtre comme avant, comme si rien n’avait changé.


Il faut nous redire que la présence des prêtres ne signifie pas « présence de l’Eglise ». L’Eglise peut être présente active, vivante, même si un prêtre ne réside pas sur place.

La question pour nous aujourd’hui est : comment l’Eglise sera-t-elle présente dans l’espace rural dans les années à venir ? C’est un chemin à tracer en prenant en compte nos fragilités et nos faiblesses pour en faire des appuis dans notre vie de foi. C’est un chemin à tracer qui appelle à ce que les chrétiens progressent dans leur conscience de membres acteurs de la vie du peuple de Dieu dont ils son membres par leur baptême.
Par là ils assument la responsabilité de leur vocation de baptisés et le rapport au ministère ordonné que sont les prêtres et les diacres s’en trouve renouvelé.
« Celui qui a commencé un bon travail en vous le continuera …» (St Paul, - lettre aux Romains)

 

NDLR : On peut se reporter au fascicule offert par notre évêque le premier dimanche de l’ Avent. Mgr Percerou nous livre sa relecture des signes de l’Esprit à l’œuvre dans la pastorale déployée dans les paroisses et nous communique quelques convictions.
 

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