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Dans la grâce de La Salette

16 septembre 2016

L’année 2016 est au sanctuaire de La Salette celle du 170e anniversaire de l’Apparition de Notre-Dame et celle de l’Année de la Miséricorde. La paroisse y a vécu un très beau pèlerinage les 8 et 9 septembre.

« Gravir cette montagne a vraiment été une émotion très forte, un moment d’action de grâce. J’avais toujours entendu raconter cette histoire et d’un seul coup j’étais dedans. C’est impossible à décrire », témoigne le Père Manuel Dos Reis Bonfim, Brésilien, premier recteur non français du sanctuaire. « À cause ou grâce, rappelle-t-il, au fait que les Missionnaires de La Salette ont été expulsés de France en 1902, la Congrégation a essaimé à travers le monde ». Elle compte aujourd’hui plus de 1000 membres dans une trentaine de pays. « Cette internationalité est, commente-t-il, une des particularités du sanctuaire. Elle se manifeste d’abord dans les communautés religieuses, mais aussi dans la fréquentation du sanctuaire. Les Missionnaires et Sœurs de Notre-Dame de La Salette, dans les différents pays du monde, suscitent le désir de venir ici, à la source ». C’est ainsi que plusieurs cars de tout le continent européen mais aussi des groupes de pèlerins des Philippines, d’Indonésie, d’Inde, de toute l’Amérique et d’Afrique convergent vers ce site majestueux, à 1800 mètres d’altitude, avec vue imprenable sur le massif du Dévoluy. Une fréquentation accrue en cette année anniversaire qui coïncide avec l’Année de la Miséricorde.

Auprès de Marie Mère de Miséricorde

Évoquant la lettre de Jean-Paul II, pour le 150e anniversaire de l’Apparition en 1996, le recteur souligne que le Pape a évoqué « un message profondément actuel qui nous ramène vers des choses essentielles de notre foi, de notre vie ». Le Père Manuel ajoute que les deux jeunes bergers, Maximin et Mélanie, « ignorants de tout, parlant le patois et non catéchisés, ont raconté avoir vu le Christ respirer sur la croix que la « Belle Dame » portait sur sa poitrine ». « Pour moi, dit-il, c’est la manifestation d’un Dieu qui nous aime et souffre parce qu’Il nous a tout donné et que nous ne faisons pas cas de ce don. La Mère du Crucifié nous montre sa tendresse, sa compassion. Du reste les premiers pèlerins ont parlé de « Marie Mère de Miséricorde », de « la montagne de Miséricorde », du « calvaire de la Miséricorde », et surtout, ils ont tout de suite évoqué Notre-Dame de La Salette comme « Réconciliatrice des pécheurs » ».

Étant donné que cette sainte montagne de La Salette est un lieu de conversion par excellence, une présence constante des chapelains a été organisée pour répondre aux demandes de réconciliation. Le Pape François, à travers la Pénitencerie Apostolique, a proclamé l’année 2016 au sanctuaire de La Salette comme Année mariale. Il aussi a accordé à Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, la possibilité d’y donner la Bénédiction papale avec l’Indulgence plénière aux Missionnaires de La Salette et à tous les fidèles.

De plus, en ce Jubilé de la Miséricorde, une Porte sainte a été ouverte au sanctuaire. « C’est la deuxième de notre diocèse, après celle de la cathédrale de Grenoble et on pourrait dire que c’est la plus haute d’Europe, donc la plus proche du ciel », commente avec malice le Père Manuel. Avec le même humour, il précise que l’équipe du sanctuaire (une douzaine de Missionnaires, 5 Sœurs, des laïcs salettins, des salariés et des bénévoles) compte beaucoup sur le fait que « la Nature les aide à avoir un bon été, le beau temps, si important pour se sentir bien à la montagne » et pour pouvoir offrir aux pèlerins et aux touristes « la grâce de La Salette ».

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