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Neuilly en Donjon

Neuilly en Donjon

Eglise Sainte Marie Madeleine

Eglise romane du XI-XIIe, linteau et tympan du portail occidental datés vers 1140

Description : Elle faisait partie du prieuré de Marcigny et son style architectural la rattache au Brionnais. Son chœur voûté avec une abside en demi-cercle, est orienté à l'est; la nef plus large le prolonge avec une charpente découverte grâce à l'abbé Rodriguez (prêtre de la commune de 1945 à 2003) qui avait fait beaucoup de rénovation sur l'église. Un clocher en forme de toit à deux versants et à pignons découverts surplombe sa toiture. La porte de la façade comprend des chapiteaux et un linteau finement travaillé (description détaillé plus tard). La nef initiale ne possédait que 4 fenêtres toujours visibles et 3 portes (une à l'ouest et eu sud et une autre maintenant condamné au nord). Les vitraux du chœur ont été posés en 1950 et ceux de la nef en 1965 où l'on remarque, lorsqu'on se situe à l'intérieur, un dégradé du sombre au clair en avançant vers le chœur. Avant 1950, l'église possédait un autel en bois et l'office se déroulait face à l'est, dos à l'assistance. Il a été remplacé par un autel en pierre où un bas-relief représentant un poisson et un pain a été gravé devant. Sous le vitrail central du chœur a été découvert 40 parchemins datant des années 1492-1499. Il est écrit des demandes de mariages entre cousins. Le tombeau situé sur le côté droit du chœur, juxtaposant la sacristie, appartient à la famille Cailloux, enterrée ici lorsque le cimetière se situait autour de l'église, famille des Gallay (décrit plus bas).

Le portail

Le tympan a été taillé avec de la pierre de Macon. Il se surmonte le portail représentant la scène de l'Épiphanie avec la Vierge Marie, sur son trône, tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux. Les trois Rois mages apportent leurs offrandes. Le scène repose sur deux animaux, un bœuf symbolisant Luc (évangéliste) et un lion revenant à Marc (évangéliste). À l'arrière plan, un personnage ailé représente l'évangéliste Matthieu (apôtre). On peut entrevoir aussi les ailes d'un ange qui représenterait Jean (apôtre). Les anges représentent l'ouverture au monde, à la planète. Le linteau qui prend place sous le tympan, semblant relié les chapiteaux représente Adam et Ève lors du Péché originel répondant aux demandes du Démon, symbolisé par le serpent. Le reste du linteau est occupé par le cène du dîner chez Simon (et non la Cène, le dernier repas de Jésus). On peut distinguer Marie-Madeleine, la pècheresse, arrosant de ses larmes les pieds de Jésus (à gauche de la table). Le chapiteau, à gauche en entrant, représente sur sa face occidentale le démon dont le rire exprime la joie du triomphe sur l'Homme. La face méridionale paraît symboliser le châtiment du pécheur fouetté par Dieu, sur son trône. Le chapiteau, à droite en entrant, expose l'épisode de la vie de Daniel, prophète condamné à être dévoré dans la fosse aux lions.

Contact: Mme Proncherry